Diplômes compatibles avec la VAE

Le niveau indiqué est celui que vous obtiendrez.

TP Aide opérateur en dépollution pyrotechnique

Niveau obtenu : CAP / BEP

L'aide opérateur en dépollution pyrotechnique exécute les tâches autorisées par la réglementation dans le cadre de la mise en place d'un chantier de dépollution pyrotechnique, et plus précisément la recherche et la manutention d'objets pyrotechniques tels que munitions historiques, non ou partiellement explosées.
Sauf exception, l'emploi s'exerce en extérieur, principalement sur des terrains militaires désaffectés ou en activité. Il peut également s'exercer sur des chantiers civils de travaux publics où des risques de pollutions pyrotechniques sont avérés. Parfois, l'aide opérateur intervient pendant ou après des opérations de démolition de dalles bétons, ou de bâtiments.
Il se déplace selon la localisation des chantiers, ne rentrant à domicile que chaque semaine, quinzaine ou plus selon l'éloignement. Ses horaires peuvent être variables, y compris samedi et dimanche ou la nuit, en fonction de l'avancement du chantier, des saisons ou des conditions climatiques.
Sur un chantier pyrotechnique, il ne travaille jamais seul mais toujours a minima en binôme sous la responsabilité d'un opérateur en dépollution pyrotechnique.
Selon la nature du chantier, il est soumis au bruit, à la chaleur, aux vibrations, à la poussière, à la boue et aux contraintes climatiques.
Il fait preuve d'une bonne résistance physique et mentale, est très attentif à son environnement de travail et respecte les règles de sécurité. Suivant les entreprises et les chantiers, il peut conduire une pelle à pneus ou à chenilles. Evoluant dans un environnement à risques explosifs, les activités de l'aide opérateur sont très encadrées par la réglementation en termes de sécurité, de prévention, d'organisation du travail, de procédures et d'autorisation de déplacement et d'intervention.
Dans les travaux d'approche et de recherche d'éléments enterrés, l'aide opérateur réalise son travail à l'aide de sa pelle sous la direction de l'opérateur en dépollution pyrotechnique qui surveille et guide l'approche de l'élément recherché, à partir de plan de recollement, de mesures sur le terrain et des résultats de mesures de détection. Lorsque les conditions de sécurité le permettent, il assiste l'opérateur dans la manipulation, le transport et le stockage de munitions ainsi que dans la constitution des fourneaux de destruction.

1. Intervenir sur un chantier de dépollution pyrotechnique en tant qu'aide opérateur :
Appliquer les procédures d'intervention et de sécurité définies dans l'étude de sécurité pyrotechnique (ESP) dans le cadre d'un chantier de dépollution.
Exécuter des terrassements spécifiques à l'aide d'une pelle hydraulique lors d'opérations de dépollution pyrotechnique.
Détecter des cibles métalliques enterrées, à l'aide de matériel portatif approprié, dans une zone définie et balisée.
Identifier visuellement les principales caractéristiques des munitions historiques rencontrées sur un chantier de dépollution pyrotechnique.
Assister un opérateur en dépollution pyrotechnique dans la réalisation de tâches à caractère pyrotechnique.
Porter assistance, effectuer les premiers gestes d'urgence dans l'attente des secours spécialisés et faciliter leur intervention.
Communiquer de manière adaptée avec les interlocuteurs du chantier dans le respect des exigences de l'emploi.

TP Opérateur en dépollution pyrotechnique

Niveau obtenu : Bac / BP / BT

Sur un chantier de dépollution pyrotechnique, l'opérateur recherche, identifie, évalue et traite les objets pyrotechniques issus principalement des derniers conflits européens (1870, 1914, 1939). Les sites concernés sont le plus souvent d'anciens terrains militaires (casernes, base aérienne, stockage...).
Ces terrains font l'objet, avant traitement, d'une étude de sécurité pyrotechnique (ESP) qui définit et décrit, conformément à la réglementation, les mesures de sécurité, l'organisation, les modes opératoires des activités et tâches autorisées. C'est dans ce cadre, réglementé entre autres par l'arrêté du 26 janvier 2006, auquel se superposent les contraintes propres à un chantier de travaux publics, que s'inscrivent ses activités.
En fonction de la taille du chantier et de l'organisation de l'entreprise, l'opérateur participe à la mise en place et à la sécurisation du chantier ainsi qu'aux travaux d'implantation et de diagnostic des zones à dépolluer.
Sur sa zone de travail, de façon systématique et organisée, l'opérateur vérifie la position de chaque cible détectée, dirige les travaux d'approche mécanisée, déterre manuellement l'objet, détermine sa nature pyrotechnique et l'identifie formellement. La connaissance des familles de munitions et de leurs caractéristiques est impérative.
L'opérateur traite le risque pyrotechnique suivant différentes modalités (destruction sur place ou en fourneau de pétardage à l'aide d'explosifs industriels, destruction de bas ordre, neutralisation). Même s'il doit se protéger contre le risque chimique inopiné, la sécurité civile traite toute munition chimique.
Pour permettre à l'opérateur de rester concentré sur sa tâche, une certaine accoutumance aux effets induits de la mise en œuvre d'explosifs (bruit, souffle, onde de choc...) est absolument nécessaire.
De par les enjeux de sécurité, l'exercice de ce métier demande une vigilance permanente, une bonne concentration et un bon équilibre mental.
L'emploi s'exerce à l'extérieur, à proximité d'engins de terrassement et de levage, dans le bruit et la poussière, soumis aux intempéries. Il porte les équipements individuels de sécurité et est responsable de la sécurité de son équipe.
L'opérateur en dépollution pyrotechnique travaille sous l'autorité du responsable de chantier pyrotechnique (RCP), qui lui donne toutes les consignes générales et particulières de sécurité ainsi que les modes opératoires issus de l'ESP.
L'opérateur rend compte régulièrement au RCP de l'avancement des travaux, l'alerte en cas de danger, de dysfonctionnement, d'incident ou de non-conformité.
Il dirige les aides opérateurs et les conducteurs d'engins de terrassement évoluant sur sa zone de responsabilité. Il est en relation avec les autres opérateurs présents sur le site et le chargé de sécurité pyrotechnique attaché au site.

1. Réaliser les travaux préalables aux opérations de dépollution pyrotechnique


Mettre en place un chantier de dépollution pyrotechnique en sécurité et préparer le terrain.
Effectuer des opérations d'implantation et de relevé de points caractéristiques à l'aide d'outils topographiques.
Réaliser des opérations de détection de cibles enfouies par mesures magnétométriques.
Diriger les travaux d'approche d'une cible enfouie et la mettre au jour.


2. Identifier et traiter en sécurité les objets pyrotechniques découverts


Dégager totalement un objet pyrotechnique et l'identifier formellement.
Transporter et stocker sur site des objets pyrotechniques en sécurité.
Détruire sur place des objets pyrotechniques.
Déterminer les conditions et les modalités de neutralisation de certains engins et matières pyrotechniques.
Détruire des objets pyrotechniques en fourneau.

DUT Hygiène Sécurité Environnement

Niveau obtenu : Bac +2 / DUT / BTS

Dans les activités de production comme de service, l'utilisation de produits de machines ou de systèmes complexes et/ou dangereux peut nuire aux utilisateurs et à l'environnement. Le meilleur moyen de se protéger contre ces risques (incendie, fuite de produits toxiques ou inflammables, explosion, pollution, électrocution ou électrisation …) et de préserver l'environnement est d'anticiper au maximum les nuisances, de connaître les dangers et les cibles afin de prévenir les risques de protéger les biens, les populations et les installations et le cas échéant d'intervenir le plus efficacement possible. Pour cela il faut identifier les sources de danger, évaluer et prévoir les risques associés, prévenir les conséquences sur les biens, les personnes et l'environnement, et le cas échéant intervenir et porter secours.
Le technicien supérieur en hygiène sécurité et environnement prévoit, prévient et gère les risques : pour cela il doit identifier la nature, la gravité, et l'occurrence d'un risque afin de proposer aux décideurs (chefs d'entreprise, responsables d'établissement, responsables d'administration, directeurs des opérations à terme…) des consignes en terme de protection et de sécurité du personnel, protection et sécurité des installations, protection et sécurité du public. Il s'assure du bon fonctionnement des systèmes d'alarme anti-intrusion, des systèmes de sécurité anti-incendie, des dispositifs coupe-feu ainsi que des dispositifs d'intervention et d'extinction (extincteurs, RIA…). Il veille à l'amélioration des conditions de travail au sein des établissements, il fait respecter la réglementation en matière d'hygiène, de sécurité, d'environnement et d'ergonomie (conformité et mise à disposition des équipements de protection individuelle EPI, conformité et mise à disposition des équipements de protection collective, conformité des locaux en terme d'hygiène, formation aux gestes et postures…).

Animateur et formateur, il explicite les nuisances et les sources de nuisances, les risques inhérents à ses nuisances, il sensibilise et informe l'ensemble du personnel en matière de sécurité sur le lieu du travail. Il met en place et organise des formations sur les techniques d'évacuation ainsi que sur les techniques d'intervention pour les membres des équipes de première intervention. Ces activités s'organisent autour de trois axes principaux : la prévention du risque, le contrôle des équipements de protection et l'intervention sur des sinistres. Lorsque son activité est exercée au sein d'une entreprise en présentant des risques spécifiques, il identifie et fait appel à des spécialistes consultants extérieurs. Il collabore alors avec des médecins du travail, des inspecteurs du travail, des consultants en organisation du travail, des ergonomes…

•Identification des sources de dangers et analyse des risques
- Identifier et repérer les dangers ;
- Evaluer et hiérarchiser les risques technologiques, professionnels et environnementaux ;
- Choisir et mettre en œuvre les méthodes d’analyse quantitative/qualitative des risques ;
- Réaliser une campagne de mesures dans le but d’alimenter l’analyse quantitative des risques (bruit, vibrations, éclairage,…)
- Choisir une instrumentation appropriée et maîtriser la calibration et l’utilisation des appareils de mesure ;
- Effectuer une veille réglementaire et normative.

•Mise en place d’une démarche de prévention des risques
- Associer un risque à une réglementation ;
- Concevoir et mettre à jour les documents réglementaires (document unique, études d’impact et de dangers, protocoles de sécurité, plan de prévention, permis feu,…)
- Savoir déterminer des indicateurs ;
- Concevoir et planifier la démarche de prévention des risques dans une vision interdisciplinaire, globale, intégrée et d’amélioration continue (procédés industriels, activités de travail, écosystèmes,…) ;
- Former et informer les parties prenantes (salariés, populations, organisations syndicales, employeurs,…) ;
- Appréhender et justifier les actions de prévention sur des bases scientifiques, technologiques, économiques et juridiques ;
- Appliquer les éléments techniques, humains et organisationnels de la prévention ;
- Développer et utiliser des moyens informatifs pour accompagner une politique HSE (formation, procédures, signalétiques, affichage,…) ;
- Mettre en œuvre un plan de prévention ;
- Contrôler la réalité et l’efficacité des dispositifs et des contrôles mis en place ;
- Tirer parti des retours d’expérience

•Développement d’une politique HSE durable
- Porter, implanter, promouvoir, une démarche HSE en adéquation avec les principes du développement durable et de la responsabilité sociale et environnementale ;
- Conseiller sur l’acceptation des risques ;
- Identifier et mobiliser les différents acteurs de la santé au travail, de la protection de l’environnement et des populations en lien avec leurs attributions ;
- Appréhender l’organisation territoriale de la prévention des risques et des moyens associés ;
- Conseiller et alerter le chef d’établissement face aux responsabilités civiles et pénales liées au domaine HSE.

•Participation à la gestion des crises et des situations d’urgence
- Maitriser les moyens techniques, humains et organisationnels des secours au sein d’un organisme ;
- Appréhender l’organisation territoriale des dispositifs d’intervention en cas d’accident ;
- Rédiger des procédures d’urgence et/ou des plans d’intervention et de continuité d’activité ;
- Maîtriser les procédures à utiliser en cas de crise ;
- Préparer la communication en situation d’urgence.

•Compétences transversales à l’ensemble des activités: 
- Analyser et traiter des données en fonction d’indicateurs éventuels ou de valeurs guides associées.
- Utiliser les outils collaboratifs et les outils de gestion de projet afin de piloter et gérer un projet dans le respect des délais et des contraintes économiques.
- Rédiger et interpréter des documents professionnels et pouvoir communiquer avec son environnement professionnel, y compris en anglais.

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MASTER Sciences, Technologies, Santé Mention Ingénierie de la Santé

Niveau obtenu : Bac +5 et plus

Parcours solutions techniques et socio-économiques pour l'autonomie des personnes

Ce professionnel exerce les activités suivantes :

Au niveau des territoires :

  • - Il met en place des solutions en réponse aux besoins exprimés par les territoires (Région, département, communauté de communes...) en termes de politique dans le domaine de la prise en charge de la perte d'autonomie
  • - il évalue les besoins pour proposer, dans le cadre d'un plan de déploiement de territoire, des solutions globales incluant les paramètres techniques, technologiques, sociaux, médico-sociaux et financiers

Au niveau des utilisateurs :

  • - il évalue les besoins individuels de la personne en perte d'autonomie en termes de solutions techniques et socio-économiques
  • - il établie le cahier des charges en termes de services individualisés (services et e-services) et d'aménagement technique du cadre de vie à apporter à la personne
  • - il met en place des systèmes décisionnels d'assistance
  • - il pense des scénarii adaptés à la personne dépendante et/ou aux familles

Dans les deux cas :

  • - il met en application les réglementations en matière sociale, socio-médicale ainsi que la réglementation de l'habitat
  • - il est un interlocuteur privilégié de tous les acteurs du tissu socio-économique des territoires, des acteurs institutionnels sociaux et économiques ainsi que du système hospitalier
  • - il pilote l'ensemble des acteurs du projet (équipementiers, opérateurs de télécommunications, prescripteurs, soignants, proches, organismes payeurs...), de l'appel d'offre jusqu'à la mise en place technique et le suivi
  • - il recueille les données de retour d'expérimentation
  • - il assure le suivi de la prise en main des systèmes techniques

L'objectif du diplômé est d'être reconnu comme expert central auprès des équipes pluridisciplinaires mises en place par les institutionnels prescripteurs et prestataires et industriels nationaux et internationaux. Le diplômé maîtrise des notions techniques et médico-sociales de coordination liées aux politiques de prise en charge de la perte d'autonomie, principalement dans l'objectif du maintien à domicile de la personne. Il exerce son métier dans le respect de l'éthique, du projet de vie de la personne et des réglementations légale et conventionnelles (aides sociales, réglementation sur l'accessibilité de l'habitat, système médico-social français,...).

Il est capable de :

Au niveau des territoires :

  • - identifier et comprendre les besoins exprimés par les territoires en termes de politique dans le domaine de la prise en charge de la perte d'autonomie
  • - analyser, qualifier et quantifier les besoins pour proposer, dans le cadre d'un plan de déploiement de territoire, des solutions globales incluant les paramètres techniques, technologiques, sociaux, médico-sociaux et financiers

Au niveau des utilisateurs :

  • - identifier et comprendre les besoins individuels de la personne en perte d'autonomie avec comme indicateurs son niveau de dépendance, les caractéristiques de son habitat et de son lieu de vie, son mode de vie, sa catégorie sociale, son projet de vie, son niveau d'acceptance de la technologie, son environnement social et familial
  • - traduire les besoins analysés et la situation de la personne en termes de services individualisés à apporter (services et e-services) et d'aménagement technique du cadre de vie
  • - définir le degré de mise en place d'un système décisionnel d'assistance en lien avec les services à gérer et l'équipement de l'habitat proposé
  • - proposer à la personne dépendante et/ou aux familles des scénarii adaptés à leurs attentes et à leur niveau de dépendance présent et à venir

Dans les deux cas :

  • - connaître la réglementation en matière sociale, socio-médicale ainsi que la réglementation de l'habitat
  • - avoir connaissance du tissu socio-économique des territoires concernés
  • - avoir connaissance du fonctionnement des acteurs institutionnels sociaux et économiques ainsi que du système hospitalier
  • - organiser et coordonner les acteurs du projet (équipementiers, opérateurs de télécommunications, prescripteurs, soignants, proches, organismes payeurs...), de l'appel d'offre jusqu'à la mise en place technique et le suivi
  • - valider et vérifier le respect des cahiers des charges des différents intervenants
  • - mettre en place des procédures et méthodes de retour d'expérimentation de la part des territoires
  • - assurer le suivi de la prise en main des systèmes techniques
  • - analyser les données recueillies pour en déduire des ajustements des modèles d'intervention médicaux, sociaux, médico-sociaux, pour la prescription, le financement, et la mise en place et le redéploiement des projets à l'échelle des territoires
  • - prévoir l'évolutivité et l'évolution
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