Activités visées

Le « cynotechnicien de sécurité et de surveillance » est avant tout un dresseur/éducateur de chiens. Le dressage est précédé systématiquement par un travail d'éducation nécessaire au contrôle de l'animal. L'éducateur évalue les capacités intrinsèques du chien et adapte le comportement de ce dernier à son environnement et aux contraintes du métier au travers de séances d'éducation canine (sociabilité, obéissance et dressage préparatoire). Le dresseur utilise les prédispositions naturelles d'un chien pour les adapter à l'exécution d'une action ou d'une série d'actions rationnelles au service de l'homme : travail de mordant (interpellation et neutralisation d'individus) et de spécialisation (recherche d'individus ou éventuellement de personnes égarées). Au ministère des armées, le « cynotechnicien de sécurité et de surveillance » est responsable de la constitution, de l'entraînement et de la mise en œuvre des équipes cynotechniques (binômes homme/chien) chargées des missions de sécurité et de protection, à savoir : l'appui au « combat débarqué» qui regroupe les missions de sûreté, offensive, défensive et les missions particulières ; la sécurité et la protection des installations militaires (dépôt de munitions, matériel sensibles, zones protégées…).

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Les activités du « cynotechnicien de sécurité et de surveillance » sont donc :

• l'éducation des chiens de l'élément cynotechnique (1 à 12 équipes) ;

• le dressage des chiens de l'élément cynotechnique ;

• la préparation du maintien en condition opérationnelle des équipes de l'élément cynotechnique  ;

• la réalisation du maintien en condition opérationnelle des équipes de l'élément cynotechnique ;

• la mise en œuvre administrative et logistique de l'élément cynotechnique ;

• l'application et le suivi des mesures vétérinaires.

Compétences attestées

Bloc de compétences n° 1 : Éduquer et dresser les chiens d'un élément cynotechnique de protection et d'intervention

Le « cynotechnicien de sécurité et de surveillance » éduque et dresse les chiens dont il a la responsabilité, à savoir entre 5 et 12 chiens, afin d'être en mesure d'assurer la réalisation des missions affectées à son service. Dans ce champ, ses compétences sont :

• Apprécier ses qualités physiques et psychologiques en situations naturelles (balades, jeux) ;

• Apprécier ses qualités physiques et psychologiques lors de situations artificielles (mordant, attitude coup de feu …) ;

• Transmettre ses éléments d’appréciation en conformité avec la réglementation en vigueur ;

• Émettre le cas échéant une demande de réorientation ou de remplacement du chien, en justifiant sa prise de position, pour prendre en compte les besoins de son service ;

• Assurer le bon déroulement de la familiarisation, en maîtrisant les différentes phases ;

• Observer le comportement du binôme, afin de s’assurer de la compatibilité de ce dernier, en s’attachant aux réactions du chien ;

• Décider du premier contact homme / chien sans prendre de risques inconsidérés, en tenant compte des observations préétablies ;

• Assurer le bon déroulement lors des premières sorties en prenant en compte les observations faites lors de la familiarisation ;

• Dispenser les bases de l’éducation, en faisant évoluer l’animal dans son futur environnement de travail ;

• Assurer la sociabilisation du chien envers l’homme et ces congénères, en mettant en place des séances spécifiques ;

• Réduire ou effacer les comportements parasites du chien, pour garantir dans les meilleures conditions le déroulement de son dressage futur ;

• Maîtriser l’ensemble des techniques de dressage pour amener le chien au maximum de son potentiel dans le domaine de l’intervention / défense ;

• Évaluer le niveau initial de l’animal, pour en déterminer son potentiel ;

• Analyser les résultats de l’évaluation, afin d’identifier les éventuels dysfonctionnements ;

• Définir une progression de dressage, en prenant en compte les résultats du bilan initial, afin d’atteindre les objectifs fixés ;

• Préparer la séance de dressage en prenant en considération tous les éléments nécessaires à sa réalisation (matériel, infrastructures…) ;

• Animer techniquement les séances de dressage en utilisant la méthode adaptée ;

• Réaliser les démonstrations dynamiques avec son chien afin de présenter la finalité du dressage ;

• Adapter la progression prédéfinie en adéquation avec le comportement du chien, en faisant preuve de réactivité ;

• S’assurer de l’application des étapes de dressage en communiquant en temps réel, avec le maître du chien ;

• Expliquer la nouvelle progression à suivre afin d’atteindre les objectifs fixés, en justifiant ces choix ;

• Dresser son chien au travers d’exercices afin de répondre aux exigences de l’emploi en tout temps et en tout lieu ;

• Maîtriser les techniques de dressage dans les domaines de l’interception/défense et de l’olfaction ;

• S’assurer du maintien des niveaux techniques et opérationnels atteints ;

• Perfectionner son animal par la mise en place d’exercices au plus proche de la réalité des missions demandées.

Bloc de compétences n° 2 : Entraîner les équipes d'un élément cynotechnique de protection et d'intervention

Dans le cadre de la réalisation de missions de protection et de sécurité à statuts particuliers définis par un cadre législatif et pénal en France ou à l'étranger, le « cynotechnicien de sécurité et de surveillance » met en œuvre un élément de protection et d'intervention. Ses compétences sont :

• Réaliser les dossiers de consignes et les schémas d’intervention, en prenant en compte les directives et le contexte ;

• Vérifier la réglementation en vigueur, au travers du fond documentaire disponible et adapté, afin d’actualiser ses connaissances ;

• Diffuser les informations relatives à la législation, la réglementation, le contexte…, en utilisant les bons supports ;

• S’assurer de la bonne compréhension des informations ;

• S’assurer de la disponibilité de ses moyens humains et canins en vérifiant la détention des qualifications des équipes cynotechniques ;

• S’assurer de la disponibilité de ses moyens matériels, en vérifiant l’état qualitatif et quantitatif de celui-ci, pour garantir la sécurité et anticiper son renouvellement ;

• Déterminer les niveaux technique et opérationnel des équipes, en les testant sur des ateliers pratiques ;

• Établir les progressions de travail en fonction des demandes de la hiérarchie, au regard du niveau initial, pour atteindre l’objectif opérationnel final ;

• Déterminer des scenarii, en tenant compte de la progression, pour faire acquérir aux équipes les réflexes ad hoc ;

• Préparer les moyens matériels, humains et canins nécessaires en vue de réaliser une séquence conforme ;

• S’assurer de la bonne compréhension de la séquence d’entraînement par ses équipes en indiquant les consignes générales et particulières de l’exercice lors d’un briefing ;

• Diriger la séquence d’entraînement, en adaptant au besoin l’exercice ;

• Réaliser le débriefing en apportant les points positifs et détailler les axes à améliorer ;

• Évaluer les équipes cynotechniques en fonction de leur spécialité, afin de s’assurer de la capacité opérationnelle de chacune ;

• Établir un bilan, en s’appuyant sur les critères fournis, pour démontrer que les objectifs opérationnels sont atteints.

Bloc de compétences n° 3 : Encadrer un élément cynotechnique de protection et d'intervention

Le « cynotechnicien de sécurité et de surveillance »coordonne les activités de son élément cynotechnique afin d’assurer les différentes missions qui lui sont confiées, ainsi que le suivi de formation de son personnel. Ses compétences sont :

• Prendre en compte les besoins de la structure en utilisant les ressources mises à sa disposition ;

• Identifier les missions du chien en fonction des besoins de la hiérarchie ;

• Élaborer les tours de permanence (de service) pour les équipes cynotechniques sous forme d’un planning afin d’assurer l’ensemble des missions confiées ;

• Concevoir un programme d’activités, en réalisant un emploi du temps dédié à l’entraînement des équipes cynotechniques ;

• Encadrer les séances d’instruction (pratiques et théoriques) en fonction des objectifs fixés, pour faire progresser techniquement son personnel ;

• Renseigner la documentation individuelle relative au suivi de formation. (formation professionnelle et promotionnelle) ;

• Répartir les tâches courantes, en prenant en compte les compétences individuelles, en vue d’aménager au mieux son environnement professionnel ;

• Faire appliquer les normes relatives à l’entretien des installations (infrastructures chenil, courettes…), en donnant les directives réglementaires, afin d’en assurer la pérennité ;

• Contrôler l’application des règles d’entretien des installations ;

• Exprimer les différents besoins (réparation, amélioration...), en réalisant les demandes de travaux nécessaires ;

• Veiller à la réalisation de l’entretien du matériel (spécifique et collectif) ;

• Exprimer les besoins en renouvellement en respectant les règles de gestion du matériel ;

• Exprimer les besoins en produits phytosanitaires ;

• Informer en temps réel son personnel sur l’utilisation des produits conformément aux prescriptions de l’industriel ;

• Faire réaliser le nettoyage (quotidien, désinfection hebdomadaire…) ;

• Veiller à la mise à disposition des équipements de protection individuelle (EPI) ;

• Contrôler l’application des consignes d’hygiène sécurité conditions de travail (HSCT) ;

• Veiller au conditionnement et au stockage de l’alimentation (locaux, date de péremption, gestion des stocks) ;

• Définir le rationnement adapté à chaque chien, en fonction des activités et de l’environnement, pour stabiliser son poids ;

• Contrôler la distribution de l’alimentation, en s’assurant de l’affichage du rationnement ;

• Assurer le suivi administratif et sanitaire des chiens, en remplissant la documentation adéquate, pour garantir de la bonne santé de l’animal ;

• Apprécier l’état sanitaire de l’animal, en analysant les données reportées sur la documentation, ainsi que par l’observation quotidienne ;

• Identifier les premiers symptômes engageant le diagnostic vital du chien ;

• Mettre en œuvre les gestes élémentaires de secourisme canin adéquats ;

• Mettre à jour la documentation relative aux procédures vétérinaires en prenant en compte les directives reçues ;

• Informer son personnel en diffusant la documentation au sein du service.

Secteurs d'activités

Au sein du ministère des armées, les cynotechniciens de sécurité et de surveillance sont employés dans les secteurs d'activités suivants :

• service de sécurité et de protection, en métropole ou à l’étranger lors de missions extérieures, ou lors d’exercices militaires spécifiques ;

• centres de formation en tant qu'enseignants.

Au sein du secteur civil, les cynotechniciens de sécurité et de surveillance  travaillent dans les :

• services de sécurité au sein d’entreprises privées ou d’État dont les activités sont liées à la surveillance et à la sécurité d’installations diverses ;

• entreprises ou lycées agricoles dont les activités sont liées à l’éducation, l’élevage et le toilettage canin ;

• structures cynophiles (chenils) appartenant à des sociétés de sécurité, des associations (SPA), des administrations ou entreprises privées (pensions canines, élevages de chiens, fourrières municipales, etc.).

Type d'emplois accessibles

Au sein du ministère des armées,  les cynotechniciens de sécurité et de surveillance occupent les emplois suivants :

• chef de cynogroupe, ou adjoint ;

• formateur/instructeur en cynotechnie.

Au sein du secteur civil, ils occupent les emplois de :

• chef d’équipe cynotechnique en sécurité privée ou publique ;

• dresseur, éducateur, comportementaliste canin ;

• chef de rayon en animalerie ;

• employé d’un service animalier ;

• instructeur en cynotechnie.

Nos candidats s'intéressent aussi à ces diplômes

CAP Agent de sécurité

Niveau CAP / BEP

Le titulaire du CAP « Agent de Sécurité » exerce ses fonctions dans des espaces ouverts au public ou non, de nature industrielle, commerciale, hospitalière, privative, culturelle ou sportive. Ces missions peuvent s'exercer dans une structure pourvue d’un service de sécurité interne, ou pour le compte d’une entreprise prestataire de services en matière de sécurité.

Elles visent à assurer la sécurité dans les domaines suivants :

-la protection des personnes,

- le secours à personnes,

- la surveillance et la protection des biens,

- la protection de l’environnement.

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Ce professionnel exerce ses compétences de technicien aussi bien en prévention qu'en intervention. Dans le premier cas, il répertorie les risques propres à l'entreprise, les analyse et propose des moyens pour les prévenir.Il identifie les matériels mis à sa disposition et apprécie leur adéquation avec le risque correspondant. Il sait traiter les informations transmises par les moyens techniques de surveillance à distance (sur un site ou dans le cadre d'une centrale de télésurveillance)
Lors d'une intervention, il choisit les moyens matériels et humains selon la nature du sinistre et leur degré d'efficacité.Il sait discerner les limites de l'action à mener et s'il y a lieu de faire appel à des des services techniques d'assistance ( privés, publics)
Il peut encadrer une équipe et lui donner des ordres dans le respect des réglementations en vigueur. Il est également capable d'assurer les tâches administratives correspondantes.

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Les «Métiers de la sécurité» se déclinent autour d’un triptyque regroupant :

-         la sécurité publique,

-         la sécurité civile,

-         la sécurité privée.

 Sécurité publique

Le/la titulaire de la spécialité «Métiers de la sécurité», après recrutement par concours ou sélection, intègre la police nationale, la gendarmerie nationale ou la police municipale.

Les activités qu’il/elle y exerce, relèvent :

- de la police administrative au sein de la police municipale,

- de la police administrative et judiciaire au sein de la police nationale et de la gendarmerie nationale.

Le/la titulaire de la spécialité «Métiers de la sécurité» est fonctionnaire d’état ou territorial, militaire ou contractuel de droit public.

Sous contrat de droit public, le/la titulaire de la spécialité «Métiers de la sécurité» peut exercer des activités d’adjoints de sécurité de la police nationale ou de gendarmes adjoints volontaires.

Sous réserve de remplir les conditions définies par la réglementation, le/la titulaire de la spécialité «Métiers de la sécurité» peut se présenter aux concours nationaux :

- de l’administration pénitentiaire,

- de l’administration des douanes.

Sécurité civile

Le/la titulaire de la spécialité «Métiers de la sécurité» peut, après recrutement par concours ou sélection, exercer le métier de sapeur-pompier professionnel, en qualité de fonctionnaire territorial au sein d’un Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS).

Le/la titulaire de la spécialité «Métiers de la sécurité» peut, après engagement, exercer le métier de sapeur-pompier militaire : brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), bataillon des marins-pompiers de Marseille (BMPM), sapeur-sauveteur militaire en unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (UIISC).

Dans le cadre d’un engagement citoyen défini par un contrat de droit public, parallèlement à son métier, le/la titulaire de la spécialité «Métiers de la sécurité» a reçu la formation qui lui permet d’exercer en qualité de sapeur-pompier volontaire (SPV) dans un SDIS.

Sécurité privée

Le/la titulaire de la spécialité «Métiers de la sécurité» peut travailler soit dans une entreprise privée de sécurité soit dans un service interne de sécurité d’une entreprise.

Il/elle peut exercer certains métiers de la sécurité privée tels que, agent de sécurité, agent de contrôle d’accès, agent de surveillance, agent de gardiennage, agent de protection physique des personnes, agent de sécurité dans l’événementiel, agent de sécurité incendie.

Il/elle peut également, après avoir suivi et validé des formations complémentaires, exercer des métiers tels qu’agent cynophile, agent de vidéoprotection, agent de sûreté portuaire ou aéroportuaire, convoyeur et transporteur de fonds, agent de sécurité sur sites spécifiques et sensibles.

L’ensemble de ces emplois s’exerce dans le respect des règles d’hygiène, de sécurité, de sûreté, des principes de déontologie, conformément à la réglementation, ainsi qu’aux procédures et aux conditions d’exercice.

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